Aller au contenu
24eFestival des cinémas
d’Afrique du Pays d’Apt

FCAPA · 24e édition

Le festival

Édito

Cette 24e édition est marquée par un renouveau particulièrement réjouissant. Si l’association continue de défendre, avec toujours plus de conviction, les cinématographies issues du continent africain et de sa diaspora, l’élection à des postes clés d’anciens membres du « FCAPA Junior » nous a permis de repenser l’action d’éducation à l’image qui a toujours été au cœur de notre engagement. Aujourd’hui, le résultat de tout ce travail est clair : la formation que nous proposons n’est pas seulement une formation artistique, elle est aussi une formation citoyenne.

Le renouvellement du conseil d’administration a permis de faire émerger de nouvelles dynamiques et de nouer des partenariats inédits. Grâce au travail des équipes, administrateurs et bénévoles, nous sommes fier·e·s de vous proposer cette année une programmation excitante toujours plus riche en films, en regards et en partis pris esthétiques. Ainsi, nous avons hâte de vous retrouver en salle pour continuer d’échanger autour de notre beau médium : le cinéma.

Mathilde Amar Amghari, Présidente
Antoine Bonfili Caïozzi, Vice-Président

S’il nous fallait en peu de mots relever un trait distinctif dans le programme de cette année, ce serait, en plus de l’originalité et de la diversité, une volonté des auteurs d’élargir les frontières, au sens large, et de mixer les catégories et les formats. Cette volonté est perceptible à tous les niveaux de l’œuvre, de sa fabrication matérielle jusqu’à son élaboration formelle en passant par son déploiement narratif. Un désir de franchir les limites qui va, dans un grand élan de liberté, du déplacement des cinéastes au mouvement des personnages jusqu’à une interpénétration des catégories établies (documentaire/fiction, réalisme/fantastique etc.), phénomènes déjà perceptibles ces dernières années. Dao en est un exemple époustouflant. Ce qui frappe maintenant, en plus du développement vertigineux de cette ouverture du champ de la création, c’est l’émergence d’une vague de réflexions sur la question du genre. Non pas sous la forme d’assertions théoriques plaquées sur le cinéma mais comme une exploration cinématographique d’une (re)mise en question du masculin/féminin associée à d’autres formes d’affranchissement social, culturel et politique. Une mise à l’épreuve du septième art qui se voit ainsi amené à se renouveler à l’aune de ces nouvelles dynamiques sociétales. Bouchra en est l’expression spectaculaire. Ces films (on peut en citer bien d’autres) qui proviennent du continent ou de la diaspora deviennent, grâce à cette audace, encore plus contemporains et plus universels. Ils nous fournissent une raison supplémentaire de leur donner plus de visibilité, celle dont ils sont dignes, et de nous encourager à développer davantage nos débats déjà bien intenses durant le festival.

Tahar Chikhaoui, Programmateur

Les Rencontres du matin, à 10h30

À la Micro-Folie d’Apt, entrée libre. Moments de rencontre privilégiés avec les cinéastes invité·e·s du festival, ces discussions matinales menées par Tahar Chikhaoui sont de précieux instants d’échange et de partage. C’est l’occasion d’approfondir l’analyse des films vus la veille, d’évoquer d’autres productions de la filmographie des cinéastes et les ressorts de leur création. Un moment chaleureux et ouvert à tous, autour d’un petit déjeuner.

  • Samedi 7 : masterclass de Mahamat-Saleh Haroun
  • Lundi 9 : Mohamed Nadif et Brahim Fritah
  • Mardi 10 : Mamadou Khouma Gueye et Malek Bensmaïl (sous réserve)

Toutes les rencontres seront accessibles en podcast le lendemain sur www.africapt-festival.fr.

Une Rencontre du matin : le public assis face à un écran.
© Vero Martin

Table ronde, dimanche 8 à 10h30

« Féminisme, orientation sexuelle et transidentité »

Il fut un temps où les cinéastes africains se contentaient de représenter leurs cultures dans un combat légitime, contre l’invisibilisation dont elles étaient l’objet. Les recherches formelles n’étaient importantes que pour certain·e·s d’entre eux. Aujourd’hui, l’invention de nouvelles formes d’expression est considérée comme organiquement liée au traitement de nouvelles questions sociétales. Les thèmes du féminisme, de l’orientation sexuelle, de la transidentité, se font de plus en plus présents et ces cinéastes reprennent maintenant le dessus sur le cinéma et une industrie les ayant – elleux et leurs histoires – historiquement laissé·e·s à l’écart. Une réponse n’est-elle donc pas de questionner, de dépasser le moule dans son ensemble ? C’est celle que ces réalisateur·ices semblent choisir de plus en plus dans leurs films avec des propositions cinématographiques étonnantes. Une série de films programmés cette année nous donnent l’occasion de nous interroger sur l’importance de ce renouveau thématique et ses modes d’expression.

Animée par Tahar Chikhaoui et Antoine Bonfili Caïozzi, avec Mohamed Nadif et Leyla Bouzid. À la Micro-Folie d’Apt, entrée libre.

L’exposition à la Maison Suet

Brahim Fritah : autour de la fabrication du court métrage Signature. Entrez dans le processus de création du film d’animation : croquis, dessins, essais d’animation…

Entrée libre. Les 6, 7 et 10 novembre de 9h à 19h, les 8 et 9 de 15h à 18h. La Maison Suet est mécène du FCAPA.

Tout au long de l’année

Un ciné-club mensuel

Les séances, préparées et animées par Tahar Chikhaoui, ont lieu au cinéma Le César et sont ouvertes à tous.

Le quartier Saint-Michel

Dans le cadre de la politique de la ville, le festival propose différentes interventions de médiation à Saint-Michel, en collaboration avec l’association Ensemble à Saint-Michel et la MJC d’Apt.

Journée de formation des enseignants

Une journée de formation autour du cinéma africain, au local de l’association, le 19 octobre, assurée par Tahar Chikhaoui et organisée par la Délégation académique à l’éducation artistique et à l’action culturelle de l’Académie d’Aix-Marseille en partenariat avec le festival.

Les Rencontres du jeudi

Des lycéens et collégiens se retrouvent une fois par semaine au local pour une initiation au langage cinématographique mondial et africain : projections, débats et analyses de séquences, avec Tahar Chikhaoui.

Les ateliers du FCAPA junior

Atelier d’image avec Mathilde Amar Amghari et Antoine Bonfili Caïozzi (11 et 12 avril), atelier de jeu d’acteurs avec Majd Mastoura (19 et 20 septembre), atelier de réalisation de la bande-annonce du festival avec Elina Chared (10 et 11 octobre).

Jeune public, pendant le festival

Les jurys

Trois jurys (long métrage de fiction, long métrage documentaire, court métrage) sont formés au sein du FCAPA junior, présidés cette année par Majd Mastoura, Brahim Fritah et Josua Hotz. Le palmarès est proclamé lors de la soirée de clôture, le mardi 10 novembre.

Les séances scolaires

Une vingtaine de séances sont ouvertes aux élèves des écoles primaires, aux collégiens et aux lycéens.

La gazette « Premiers Regards »

Des membres du FCAPA junior rédigent, encadrés par Tahar Chikhaoui, deux à trois numéros d’une gazette distribuée gratuitement aux spectateurs pendant le festival.

Un comité de programmation

D’autres membres du FCAPA junior programment, présentent et animent une séance de courts métrages, projetée au Vélo Théâtre le dimanche 8 novembre à 17h.

Mécénat

Depuis plusieurs années, de nombreuses entreprises comme Luberon Bio, SAS Lucisol et la Maison Suet soutiennent le FCAPA et contribuent à faire vivre un projet culturel qui rayonne au-delà du festival. Pourquoi pas vous ? Devenez mécène et associez-vous à une démarche artistique, culturelle et territoriale tout en bénéficiant d’avantages fiscaux.

Pour plus d’informations : fcapaproduction@gmail.com. Voir aussi tous nos partenaires.